
Fidji, 3ieme partie
24 octobre, 2008Si un jour vous allez au Fidji, il y a deux mots que vous devez apprendre le plus rapidement possible car vous aller les entendre partout. Le premier est Bula (se prononçant boula) veut dire bonjour et au revoir mais il peut être utilisé à toutes les sauces. Les animateurs de soirée aux Beachcomber disaient sans cesse « the more you say Bula, the more sunshine tomorrow » (le plus de fois vous dites Bula, le plus de soleil il y aura demain). Le deuxième mot est Vinaka, qui veut dire merci. Là bas, les gens vous remercient pour tout et pour rien, ils sont vraiment polis.
À mon troisième jour, je devais prendre le bateau pour me rendre sur une autre île au campement de Manta ray. Contrairement au Beachcomber, le Manta Ray se trouve sur une grande île et est supposément un paradis pour la plongée. Dans mon forfais aux Fidji, j’avais même un coupon me donnant accès au cours d’introduction à la plongée gratuitement. Mais, sur place, le professeur n’a pas voulu me laisser plonger parce que j’avais répondu oui à la question, avez-vous déjà eu ou avez-vous des problèmes d’asthme. Même si je lui disais que je n’avais jamais eu de crise sérieuse ou que ça ne m’avais jamais empêché de faire quoi que se soit, il n’a pas voulu. Il m’a dit que je devais aller voir un médecin spécialiste des sports aquatique et que seulement lui pourrait me donner l’autorisation de plonger et d’ici là je ne pourrai pas. Donc le paradis des plongeurs m’était interdit, j’étais vraiment déçu. À la place, je suis allé faire du snorkelling avec un des gars de la place. Il m’a montré tous les plus beaux coins en m’identifiant les différents poissons et les coraux, c’était super mais ce n’était pas de la plongée. Le reste de la journée, je l’ai passé soit dans l’eau ou couché sur un hamac, la vraie vie quoi!
Le Manta Ray Resort est très différent du Beachcomber, il est situé sur une colline donc on doit constamment monter et descendre pour se promener entre les bâtiments. Lors du « check in », tous les voyageurs devaient signer une feuille dégageant les membres et travailleurs du Resort de toutes responsabilités concernant les blessures mais aussi les morsures par les animaux et les serpents. Ce n’était pas vraiment rassurant surtout qu’on devait se promener pratiquement dans la forêt pour voyager entre les bâtiments. Finalement je n’ai absolument rien vu de particulier mis à part des petits lézards d’environ 5 centimètres, deux chiens et un chat.
Le soir même, au bâtiment principal, il y avait des activités d’organisées. C’était pratiquement les mêmes choses qu’au Beachcomber, c’est-à-dire du limbo, des courses de crabes et autres trucs. Par contre, les animateurs de la soirée étaient vraiment plus amusants et dynamiques.
Le lendemain, je me suis inscrit pour une visite d’un village local. Je voulais voir un deuxième village typique pour vérifier si le premier que j’ai vu était représentatif de la réalité Fidjienne. Le village s’appelait Soso et on était guidé par une jeune fille de 19 an du nom de Va. Ce village-ci avait moins l’air de sortir du tiers-monde mais ce n’était pas le gros luxe non plus. J’ai quand même pu observer des panneaux solaires qui alimentaient le satellite pour la télévision. Le village abrite environ 500 personnes dont la majorité sont des pêcheurs. Il vit de la vente de ses poissons et de ses noix de coco aux Resorts avoisinants. Malgré sa petite taille, on peut y voir deux églises car on y retrouve deux religions. Va nous a expliqué que la principale différence entre les deux mouvements religieux est qu’un des deux utilise des instruments de musique lors des célébrations alors que l’autre n’utilise que le chant. Malgré les différences religieuses tous les habitants s’entendent à merveille, il n’y a aucune friction. Va nous a fait visiter son église d’appartenance et nous a permis de prendre des photos à l’intérieur.
Ensuite, elle nous a conduits à la classe préscolaire du village. Les enfants, âgés entre 3 et 6 ans, nous ont accueilli en nous chantant des chansons, ensuite ils se sont mis en rang et sont venu se présenter un par un en nous tendant la main.
done
Je ne sais pas ce que j’ai de particulier mais tous les enfants étaient sur moi, ils tentaient de me grimper dessus, de me tirer les bras, de me serrer dans leur bras alors qu’ils n’osaient pas approcher les autres visiteurs. Ils étaient vraiment cutes.
Après, Va nous a emmené au « Marché » dans l’espoir qu’on dépense quelques dollars pour acheter des objets artisanaux mais c’était vraiment intimidant de faire le tour car nous étions que 4 alors qu’il y avait environ 30 femmes qui nous observaient dans l’espoir qu’on achète ses objets plutôt que ceux des autres. On se sentait tellement mal que personne n’a rien acheté. Par la suite, il était temps de retourner à notre campement.
Un fait qui m’a frappé tout au long de mon séjour est que les femmes ont toutes la même coiffure. Il s’agit d’un petit afro, les jeunes comme les vieilles arborent cette coupe qui a comme seule variante la grosseur de l’afro. Les hommes, quant à eux, optent en majorité pour le crane rasé. Le rapport avec le temps est aussi très différent du nôtre, les gens sont souvent en retard pour les rendez-vous ou travaillent très lentement en prenant de nombreuses pauses. Ici, un employé de la voierie de Montréal serait probablement le travailleur le plus efficace du groupe. Les Fidjiens utilisent toujours la même excuse pour se justifier de leur retard : « Fijian Time ».
Finalement, mon séjour au Fidji a été plaisant mais si j’avais à y retourner, je n’irais pas seul car c’est une destination de couple. Pratiquement tout le monde sur place est en couple et reste en couple sans trop se mêlé aux autres. Les îles Fidji est vraiment une destination pour ceux qui aiment profiter de la plage et ne pas faire grand-chose de leur journée sauf relaxer dans un hamac, lire et se baigner. Je dois aussi dire que sur les deux îles que j’ai fais la nourriture était vraiment bonne. Je n’ai jamais aimé le poisson mais là, j’en ai mangé à tous les repas.



Que c’est “cute”! C’est ça le charisme, les enfants le sentent vite. La photo, dans la classe est vraiment chouette. Et puis, je t’envie pour le hamac, la lecture et le bord de la mer.
À plus tard! Bisoux!!
Vincent, par spontanéité tu as répondu oui au prof de plongé. Pourquoi as-tu OUI,c’est parce que tu es naturellement,quelqu’un de VRAI. Ne soit pas déçu, tu auras surêment d’autres occasions pour te reprendre.
Oups,j’ai oublié un mot (pourqoui as-tu RÉPONDU oui)
Je vais finalement le dire pourquoi,c’est parce que t’es un sapristi de bon gars.
Très belle la photo de toi et des p’tits!
À bientôt
bizous lylou!